3 avril 2015

VENDREDI saint

L’AMOUR DEBOUT

 

Jésus sachant tout ce qui allait lui arriver s'avança: "qui cherchez-vous?" Jésus le Nazaréen "C'est moi, je le suis". A ces mots ils reculèrent et tombèrent à terre...

 

La scène malgré l'attroupement est d'un silence et d'une intensité bouleversante. La force intérieure de Jésus est manifeste. Jésus n'a pas de problème d'identité. Son "moi, je suis" est d'une telle consistance que la malveillance qui vient l'arrêter en est désarçonnée. L'Amour debout est plus fort que la haine rampante et le mensonge. Jésus ne se dérobe pas. Il est présent à ce qui lui arrive car il est présent à lui-même. Son moi n'est pas conditionné par ce qui lui arrive. Son moi est arrimé à celui qui lui donne la vie, à sa mission de rendre témoignage à la vérité. "C'est moi, je le suis" dira par trois fois Jésus. "Non je ne le suis pas" dira par trois fois Pierre... Identité malmenée... Pierre fera son chemin grâce au Ressuscité. Le moi de Jésus renverse ou institue. Voici ton fils, voici ta mère. Pierre, m'aimes-tu ?

 

Le coeur transpercé n'y change rien. Jésus est l'Amour crucifié, l'Amour debout qui transmet la vie: l'identité et la mission. A la croix naît le moi du disciple : debout pour aimer. Joseph d'Arimathie le premier. Lui qui était disciple en secret va réclamer le corps de Jésus à Pilate. Son moi prend consistance avec les événements. Nicodème aussi... La peur n'a plus d'emprise. La mort a perdu son combat. C'est désormais la vérité de l'amour qui l'emporte.

 

Puissions-nous donc puiser dans ce moi de Jésus la force de vivre nos croix, de ne pas nous dérober à la mission d'aimer qu'elle nous dévoile, et à la fécondité qu'elle nous promet.

 

Equipe Evangile@Peinture